Vacances chirurgicales : La compétition fait rage

Le tourisme à but médical est une réalité définitive. N’en déplaise aux esprits chagrins, il n’y aura plus jamais de retour en arrière tant les bénéfices pour le patient et les enjeux pour l’accueillant sont nombreux.

Si parfois on entend des chirurgiens se plaindre de certains effets pervers d’une intervention esthétique du ventre réalisée au Maroc ou en Tunisie, on doit avant d’abonder dans leur sens, se rappeler d’abord que si les patients en question ne pouvaient pas aller dans ces deux pays de la Méditerranée , il iraient sans plus de complexes en Roumanie ou en Hongrie.

La deuxième dont il faut se souvenir, c’est que beaucoup de ces stars de la chirurgie à Paris accueillent eux -même des patients, le plus souvent très fortunés, venus de Russie, de Chine ou du Moyen-Orient.

L’argument de la qualité aux dépens du prix peut faire sens mais qui peut débourser jusqu’à 3000 € pour une seule intervention en France, quand cette opération a pour objectif un véritable mieux-être ?

Non, soyons honnêtes et disons que partout à travers la planète les États encouragent l’investissement dans le tourisme hospitalier.

Quelques exemples

Commençons en Europe, justement pour appuyer encore plus notre premier raisonnement. Beaucoup de Danois vont en Pologne pour des actes ophtalmologiques car ils y sont 70% moins chers.

Dans les Alpes hongroises, dans la ville de Sopron, on dénombre pas moins de 400 dentistes. Rapporté à la population totale du pays et même à d’autres pays développés, cette proportion de chirurgiens-dentistes est fantastique : la faute à la demande en actes dentaires trop chers ou pas remboursés en France, en Belgique et en Suisse.

Quittons le continent européen et partons en Asie. Thaïlande, Vietnam et même la très riche Corée du Sud se sont mis aux séjours médicaux. Des hôpitaux dédiés mais aussi des villes dédiées ont été construit pour accueillir une patientèle de la région ( Chinois, japonais…) mais aussi de l’autre côté du Pacifique : on ne compte plus les américains présents en Thaïlande pour des soins de chirurgie esthétique.

Finissons ce tour d’horizon de la planète  touristique médicale avec l’Afrique. On peut y voir schématiquement 2 zones de polarité de la demande :
– L’Afrique du Nord , surtout la Tunisie et le Maroc, l’Égypte étant plutôt neutre à ce sujet et disposant de sa propre clientèle locale
– L’Afrique du sud, avec des patients anglo-saxons (américains et britanniques) avec en plus dans le pays de feu Mandela la possibilité d’agrémenter ses vacances chirurgicales avec un safari en Land Rover.

Site tunisien sur ce créneau :